Ecrit le lundi 05 avril 2010 à 13:45

Le déménagement, comment s'organiser !

Déménager, c'est le bordel, mais avec un peu de méthode ça va mieux...

 

Se désencombrer

Si on a le temps, c'est pas mal de trier en déménageant. En faisant les cartons, on met de côté tout ce sur quoi on a "un doute". On fait des cartons de ce qu'on veut vraiment garder, puis on regarde le reste, on fait quelques cartons "à virer"... Il restera des tas de trucs qu'on se demande si on doit le garder ou jeter ; bon, pas la peine de trop se prendre la tête, au pire ça déménage aussi. Il y a souvent un deuxième tri au déballage, on se rend compte qu'on n'a plus besoin de garder tel et tel choses. Tant pis, ça a déménagé, le principal étant de faire de la place et d'apprendre à vivre plus simplement.

Pour virer les trucs, penser à vendre en premier sur des sites comme leboncoin (toute petite monnaie est bonne à prendre non ?), puis à donner, soit par des sites du genre www.donnons.org, soit à des associations genre Emmaüs, la croix rouge, etc. Enfin, il reste la décharge, en dernier recours.

 


Trier par thème et pièce

Il faut bien faire ses cartons en mettant ensemble ce qui va ensemble. Ça évitera de trop chercher... Rester dans les évidences simplifie la tâche : de nouveau, on garde pour la fin ce qu'on ne sait pas où mettre ; c'est en plus souvent des trucs qu'on peut virer ! Sinon il reste à faire quelques cartons "bordel varié"...

 

Gérer les stocks

On a tous en stock des machins "qui vont servir un jour" et qui souvent ne servent pas vraiment. Bon, les garder, pourquoi pas ; mais autant prévoir qu'ils restent dans leur boîte. Et oui, ça fera de la place. Donc on se fait une malle à tissu, une pour les costumes, une autre pour les sacs... On évite pour une fois le carton moche ou on prend tout de suite la peine de le recouvrir de papier peint ou papier cadeau. Voilà de jolies boîtes qu'on casera en haut d'un placard ou sous un lit et qui ne nous gênerons pas. Dans le cas des tissus et autres trucs qui craignent l'humidité, mettre de l'antimite (genre lavande en sachet) et trucs qui absorbent l'humidité, prévoir de l'aération.

 


Réutiliser les tiroirs en fonction d'où va le meuble

Un tiroir, c'est une boîte. Autant la remplir, ça ne sert à rien de la promener vide. Et autant la remplir suivant là où le meuble ira. Tel meuble va se retrouver en commode pour la chambre ? Caser les vêtements dedans. Tel pour la cuisine ? Hop les couverts...

 


Virer ce qui périme

C'est le moment aussi de revoir la pharmacie et les produits de beauté. On vire tout ce qui est périmé, entamé et jamais fini. Franchement, qui va boire ce sirop ouvert depuis 3 ans ???

 


Choisir ses cartons

La plupart des cartons devraient être petits, comme ça tout le monde peut les prendre. Les gros costauds se rattraperont sur la machine à laver...

Pour récupérer les cartons, penser aux commerçants qui en jettent chaque jour. Ici, ils mettent tout sur le trottoir entre 5H et 7H, heure de ramassage de la commune. Ne pas hésiter à leur demander, ils s'en moquent, de toute façon ce sera jeté...

Pour les vêtements ou la nourriture, réutiliser sacs de course et bagages. Ça ne sert pas à grand chose de mettre des sacs en carton et ils sont pratiques...

 


Protéger

Conseil facile, et pourtant... Pour éviter la casse, rien ne doit bouger dans les cartons. Donc on cale bien. On résiste à la tentation de mettre pour caler un truc qui n'a rien à faire dans le carton par contre ! On prend plutôt du papier journal. Éviter le vide, surtout dans les verres : la pression autour va les faire casser. Donc on empile les verres, on les bourre de papier, et c'est parti.

Penser au déballage à garder le papier pour ceux qui ont des cheminées : on fait un carton spécial journal qu'on leur amène !

 


Perdre les vis

Quand on démonte un meuble, noter avant où chaque élément se case, mettre toute la visserie dans un sachet bien fermé, le scotcher sur un montant du meuble. Si une partie du meuble n'est pas annotée, elle risque fort de ne pas retrouver sa place.

Certains meubles en kit sont plus facile à déplacer en restant montés.

 


Marquer les cartons

Marquer sur le dessus dans quel pièce ils vont (les amis qui déménagent ne savent pas forcément que les livres vont dans le salon), et marquer le nom de chaque pièce sur les portes de l'appart... Et oui pas toujours évident de savoir que cette pièce va être le salon !

Marquer si c'est fragile, à ne pas charger, si le carton a un sens (à éviter de toute manière, on ne peut pas avoir trop confiance pour ça...).

Marquer aussi sur les cartons un truc général et un chiffre du genre "livres 321". Tenir à côté une liste sur un calepin de ce qu'il y a dans les cartons. Tout ça pour éviter de se faire piquer le carton avec les bijoux ou l'édition de bouquins rares dans la rue... La liste permet de retrouver facilement ce qu'on cherche.

Pour résumer, sur le dessus du carton la pièce, sur le côté, la pièce, les précautions à prendre, et le numéro de boîte.

 


Premier entré, dernier sorti

Les cartons s'ouvrent toujours dans le même sens... Prévoir donc un carton "urgence" avec ce qu'il faut pour survivre : de quoi faire le petit déjeuner, entre autre. Faire un sac de voyage comme si on partait une semaine ; ça laisse une semaine pour ressortir le barda !

Il y a trois sortes de cartons :

- indispensable au quotidien, faits en dernier et ressortis en premier
- les trucs utiles mais pas tout de suite
- et enfin ceux qu'on fait en premier et qu'on ouvrira en dernier ...ou jamais.

 


Trois jours pour déménager

Le premier jour, être seul avec les futurs occupants de la maison. Déménager alors ce qui va être utile tout de suite (les cartons de dernière minute) et vérifier que tout est bien empaqueté. Dormir sur un matelas gonflable ou chez un copain ce soir là.

Le second jour, déménagement. Savoir sur qui on peut compter et à quel heure. Idéalement, commencer le déménagement à 9H du matin, c'est pas trop tôt pour les dormeurs, et ça évite de finir trop tard... Prévoir de quoi manger à midi, quitte à faire chich kebab si tout le monde est d'accord !

Et à la fin du déménagement, ouvrir la bière au milieu des cartons, remercier tout le monde...

Le troisième jour, retourner à son ancien appart, finir de remettre en état, laver, et dire au revoir à son ancienne demeure...

 


A ne pas déménager

Lors du déménagement, on stocke dans un placard vidé de tout le reste des choses qui ne déménagent pas. Du moins pas ce jour là... Entre autre :

-La pharmacie, à laquelle on doit pouvoir accéder en cas de bobo.

-De quoi bricoler pour remettre l'appartement en état avant l'état des lieux.

-De quoi faire le ménage une fois que tout sera viré.

-Des sacs poubelles.

 


Remercier de l'aide

Pour ceux qui ont la gentillesse de nous aider, mettre dans le placard "non déménageable" de quoi boire et se restaurer. Pour la fin du déménagement, prévoir les bières, les sirops, verres en plastique et repas roboratif (option pizza, pourquoi pas, à commander bien à l'avance !).

 

 


Message

 

1. Fanny39  le 05-04-2010 à 14:08:54  (site)

C'est tout un travail!

 
 
 
Ecrit le mercredi 31 mars 2010 à 19:52

Emite, ça reste le pied

Bernard l’ermite piqué sur http://www.lilela.net/tagegories/lego/


Je regrette franchement ma grotte et ma solitude par moment. enfin, disons que je ferais bien sans la solitude dans l'absolu, mais on ne sens jamais autant seul qu'entourés d'êtres humains. Plus le temps passe, plus mon espèce me devient incompréhensible et source de souffrance.

 

C'est tout bête, je ne sais pas trop ce que veulent ces bestioles à deux pattes, je ne comprend pas ce qui est important à leurs yeux. Ce qui est un peu triste, parce que je m'imagine bien comme étant plutôt humaine, voir même humaniste. Mais avoir de bonnes relations avec son prochain nécessite visiblement des compétences que je n'ai pas et que je ne souhaite pas obtenir.

 

En premier, la facilité à médire d'autrui. Cela ne me gêne pas de critiquer les actions de certains, mais j'essaie toujours dans parler avec les principaux intéréssés, partant du principe qu'ils ne peuvent pas deviner ce que je pense. Et je dit aussi ce que je pense de bien. De plus j'essaie de faire la part des choses entre ce qui est critiquable, et ce qui se contente de faire résonner une de mes blessures. En bref, éviter d'imaginer que tout le monde doit suivre ma morale rigoriste. Cela ne me gêne pas qu'on fasse et pense différement de moi, cela me gêne plus qu'on me reproche la manière dont j'agis et je pense, sauf si bien sûr mes actes et pensées portent préjudice à autrui. J'essaie autant que possible d'éviter de porter préjudice à autrui si aucun bien plus grand ne peut en sortir. La voie du bien est souvent plus complexe, parfois plus gratifiante à long terme, mais elle me semble nécessaire pour vivre dans un monde de bien. Après, vivre comme un loup au milieu des loups, pourquoi pas, hein... Mais c'est un peu trop facile, donc beaucoup moins amusant. J'en retiens des vacheries ! Sans doute pour rien... Mais quand même.

 

Ce que j'attend toujours des êtres humains qu'ils m'entourent, c'est qu'il me renvoie le reflet de ce que je suis à leur yeux. Il y a du narcissisme là-dedans, c'est sûr. Mais j'imagine que ce doit être plus simple d'évoluer quand on sait ce qui est bien et moins bien chez soi. Bien évidement, chaque opinion est à voir sous plusieurs éclairages, puisque chaque individu obéit à un système de valeur qui lui est propre. Pour autant toute opinion est bonne à prendre en compte, à tester et à vérifier. Si quelqu'un me disait que mon gros défaut, c'est mon orgueil mal dissimulé derrière un manque de confiance généralisé (envers le monde comme envers moi-même) je ne pourrait que lui donner raison. Si on me reprochait de ne pas penser aux autres, je pourrais trouver des moments où je n'ai pas fait passer les autres en premier et même où je n'ai pas pensé à eux, mais dans l'ensemble, je me soucie de mon prochain, souvent un peu trop.

 

Je ne sais pas si je fais peur, si les gens ont peur de me faire du mal, ou s'ils s'en foutent tout simplement, mais je n'ai quasiment jamais de retour. Ceci dit, de quoi je me plains ? Quand j'en ai, c'est en général fort mal exprimé... Et puis comme je ne supporte pas les gentilesses, il ne reste que les méchancetés, qui sont toujours plus délicates à décrypter. 

 

Par exemple aujourd'hui, une collègue a visiblement essayé de communiquer qu'elle ne supportait pas ma dissipation. C'est vrai que je suis dissipé ; je commence un truc, j'attaque sur un autre, j'adapte ce que je fais en fonction de la manière dont ça se déroule et non en fonction du plan préétabli. Il y a une part d'adaptabilité là-dedans, mais ça entraîne un manque de rigueur. Bon, et bien pour apprendre ça, j'ai bien galéré ! Comprendre pourquoi, quelque soit  mes propositions, rien ne lui convenait, avec à chaque fois des réactions d'énervements de sa part... En fait, j'ai fini par en avoir marre de tenter de désamorcer sans arriver à lui faire cracher ce qui n'allait pas, et j'ai finis par la laisser avec tout le boulot. Ce qui n'était pas très diplomate, je l'avoue, mais à part prendre de la distance on se demande quoi faire dans ce genre de cas... Pour le coup, le chef nous a pris à part pour explication, ce que je n'aime pas vraiment comme situation... Je n'aime pas être le centre de l'attention, pour commencer, ça me vrille les nerfs. Ensuite, j'aurais peut-être mieux fait d'utiliser les techniques classique des relations humaines, c'est à dire coup de pute et autres, mais comme c'est important pour moi de rester honnête, ben... J'ai suivi mes principes, je n'ai pas chercher à accuser l'autre mais à exprimer mon ressenti. Ben là dedans non plus je ne suis pas experte, parce que pour le coup je crois que je suis passé pour la grande méchante... J'aurais mieux fait de laisser la bride à mon côté obscur. Voilà en gros ce que j'ai dit : "je ne comprends pas bien ce qu'elle me reproche,je n'ai pas l'impression d'être entendue par elle, je ne cherche pas à la priver de travail ou à tout lui laisser, mais à réaliser ce travail ensemble... Mais si elle tient à tout faire, je trouverais une autre occupation, sauf que ça ne semble pas aller non plus. Je suis fatiguée de tout ça, je ne compte pas me prendre plus la tête et c'est pourquoi je refuse de continuer sur ce travail-là aujourd'hui."(Ça en gros, c'est dire merde à son chef, c'étaispas malin, mais c'était pas comme si y'avait pas assez de boulot pour tout le monde...)

Ce que j'avais envie de dire, et que j'ai retenu, reformuler ? A la base c'était ça : "elle est complètement hystérique en plus d'être hypocondriaque, elle est en colère après le monde entier parce que son père est à l'hosto, alors plutôt  que de faire une thérapie elle préfère prendre le premier bouc émissaire venu, chercher la baston pour se défouler, et si elle continue je lui fait manger son dentier. Elle s'éparpille, son incompétence à peine masquée par ses clowneries, et si elle prenait du prozac ça ferait du bien à tout le monde".

Cette version là contenait juste assez de vérité pour faire du mal, sinon c'était plein de mauvaise foi... Et j'ai réussi  à la taire, ce dont je suis très fière. Mes plus grandes victoires sont contre moi-même... Mais allez expliquer ça aux péquaures moyens. 

 

Bref, avec ma pression et après une mauvaise nuit de sommeil, j'ai finis par éclater en larme (je suis une grosse nerveuse... ça me saoûle... larmes de crocodile...) j'ai fait dire au chef que je devais partir (m'en fout un peu d'être congédié, j'avais besoin de prendre l'air), et go home. Il est fort probable que je passe pour une fainéante doublé d'une faible... Mais vous savez quoi ? Je préfère ça à passer pour quelqu'un de cruel (même admirable) incapable de se maitriser. Pour autant, vu l'ambiance générale du groupe, je sais que ce n'est qu'un iceberg qui a pointéle nez, et ça me gonfle. J'essaie de ne pas penser au reste, de ne pas intérerpreter les réactions d'autrui à moins qu'ils s'expriment clairement (ce qu'ils ne font jamais) mais bon, je reste humaine et mon imagination galope la nuit... Je suis bien heureuse de partir un mois en stage, encore plus d'avoir un projet de vie qui me permet de me passer de ce genre de relation de travail... dans deux mois je suis loin, et ça me fera du bien.

 

En attendant, devrais-je m'excuser de ne pas avoir compris ce que l'autre essayait d'exprimer avec son langage malhabile de traumatisé de la vie ? Ben, en fait, je crois que je vais me complaire dans le mépris, ça me fait du bien. Une pointe d'orgueil, y'a rien de tel pour se remonter le moral. Être persuadé qu'on vaut mieux que ses semblables, c'est finalement la voie vers l'épanouissement 

 

Surtout si on laisse la louve s'exprimer :

Je ne vaux pas grand chose, mais toujours bien plus que toi !

 


 
 
Ecrit le mardi 09 mars 2010 à 20:27

Anniversaire en approche, tous au abris !

Mon anniversaire approche et je sens le raz-de-marée. Ça fait quelques années déjà que cette date me mine plus qu'autre chose.

 

Et pourtant, je ne fais pas partie des aigries qui n'aiment pas prendre de l'âge. Ça au mieux je m'en moque, et en général ça me plaît, même. Je suis trop jeune pour avoir peur de vieillir  et puis franchement, je sais que l'âge donne de la liberté... On pardonne plus aux vieux, et en même temps on les croit dépositaires de la sagesse, on ose pas les remettre en cause sous peine de passer pour un jeune con  Nan nan, y'a des avantages à prendre de l'âge ! Surtout tant qu'on ne voit ni rides ni cheveux blancs (j'en reparlerais quand j'en serais là, ok ?).

 

Je ne peux même pas dire que c'est complètement conscient, ce dégoût de la date de naissance. Juste que je me sens de nouveau une envie de mourir et que je me dévalorise à mort. Il m'a fallu trois jours pour trouver d'où ça pouvait venir. Mais il est clair que c'est ça.

 

A la base, je suis plutôt une optimiste de l'anniversaire. Pour commencer, c'est une occasion de faire la fête, et ça c'est toujours bon. Si je prenais le temps, je fêterais tout ce qui passe, de Shamain à la première journée de printemps. J'aime l'idée de "fêter" les choses, c'est dire "je suis heureuse d'être en vie, j'apprécie le monde et mes amis".  C'est encore plus vrai pour l'anniversaire. C'est un cri qu'on lance une fois dans l'année : "Je vis, j'existe, je suis née il y a longtemps et je ne compte pas m'arrêter de respirer avant longtemps !"

 

Seulement, justement. Je ne tire plus autant de plaisir de crier mon goût de vivre. Car dans la fête, il y a un concept qui n'a pas sa place : la solitude. Fêter quelque chose seule, c'est moche et c'est tout. La convivialité, bordel !

 

J'ai plusieurs soucis. D'abord, je n'aime pas les fêtes "traditionelles". L'alcool pour être heureux, ça ne me va pas. Pour moi, l'alcool c'est soit pour les très bons repas et en petite quantité, soit pour perdre le contrôle. Et le seul moment où je souhaite perdre le contrôle, c'est quand je trouve la vie trop dure. En clair, je me saoûle à l'alcoolique pour noyer mes larmes et donc seule... Je suis capable d'organiser une fête sans alcool à beuverie, bien sûr, même si ça demande de la bonne volonté de la part de tous les participants. Mais là c'est le souci : les participants, c'est qui ? Je n'ai pas des tonnes d'amis et j'ai toujours un peu peur de leur proposer des trucs trop délirants. Je rêve par exemple de faire un anniversaire avec une cérémonie païenne au clair de lune au milieu de menhirs, avec des chants et des danses ; pas par croyance mais par délire. Mais c'est vraiment délirant...Et franchement, je ne vois pas qui serait motivé pour se peler le jonc en mars à sautiller dans la neige...

 

Bon, fête ou pas fête, délire ou pas, le deuxième souci c'est que j'ai trop d'orgueil. Le jour de mon anniv, j'aimerais savoir que ma vie importe aux autres. Mais les gens s'en foutent éperdument ! Bon, y'en a qui m'aiment, hein ; en fait les deux trois que je laisse m'aimer sont ceux-là même qui ne porteront pas de jugement sur moi, ni en bien ni en mal. Ils m'acceptent comme je suis et en temps normal c'est ce qui me convient le mieux. Mais je ne suis pas aussi saine que je le souhaiterais ; parfois j'ai envie de me dire que ma petite vie a de l'importance. 

 

Or, quand je me met à penser à ça durant ma formation, où je ne cherche pas à me faire aduler mais à me former, je me prend une claque. Comme partout, les gens ne me disent pas ce qu'ils pensent de moi. En fait, je pourrais ne pas exister, je ne verrais pas la différence. Ni haine ni amour, ni rien d'autre. On me parle si on a personne d'autre sous la main, sans doute parce que je n'ai pas grand chose à raconter moi-même ? Non, en fait je ne sais pas pourquoi dans tous les groupes humains que j'ai fréquenté, je suis "au dehors". Il ne s'agit ni d'être le bouc émissaire ni d'être exclue ; en fait ce que je dit est le plus souvent repris par les leaders des groupes. Mais je n'en aurais jamais la paternité. C'est comme si j'étais un fantôme. On a vaguement conscience que je suis dans le décor, mais pas au point de m'inclure dans la dynamique. 

 

Bon, si ça se trouve, c'est juste qu'ils ont peur de moi, mais je ressens ça comme si j'étais un fantôme. Personne ne va me chercher des noises ou me demander conseil.

Je n'ai aucune idée de ce que les gens ont dans la tête à mon propos mais je souffre d'être aussi invisible quand je suis avec eux. Je sais pourtant que cela ne m'empêche pas d'avoir de l'influence et de diriger le groupe vers ce qui m'intéresse au besoin. J'ai aussi eu la surprise de voir que j'en avais marqué certains, qui me recroisent 10 ans plus tard et se souviennent de moi. Mais c'est dur de ne pas savoir quel est sa place parce que pour le coup, il est impossible de se dire qu'on a de l'importance pour les autres. Non, si on disparaît un beau jour, on se doute que les gens ne s'en rendront pas vraiment compte. Ils diront peut-être "tiens, il y a un truc différent aujourd'hui, non ?" et puis retourneront à leur activitées.

 

C'est bête, je m'en fous d'être importante pour qui que ce soit, tout ce qui compte c'est que j'existe et que je sois capable de construire mon bonheur, de la manière la plus simple et la plus élégante possible, seule. 

 

Mais quand mon anniversaire approche, plus que d'habitude, j'aimerais savoir que je ne traverse pas la vie en fantôme, que je suis bien présente, vivante. Pas juste dans mon univers mais aussi dans celui des autres.

 

 

 

 


Message

 

1. aurore  le 24-03-2010 à 00:32:50  (site)

bon anniversaire ... ne sachant pas la date..

 
 
 
Ecrit le mardi 09 février 2010 à 20:34

Rêve de Barbie

Il y a en moi une Barbie qui someille et que je n'arrive pas à apprivoiser. En fait, pour tout dire, je ne sais pas quoi en faire.

 

Je n'ai jamais vraiment intégré toutes les notions féminité. L'idée que je suis une femme m'a toujours parue un peu bizarre. Attention, je n'ai pas dit que je me sentais mâle...

Juste que c'est lointain pour moi. Ca se traduit de diverses manières ; parfois du mépris, c'est tellement plus simple de dire "ha mais je suis pas une greluche qui pense qu'à sa coiffure moi !" alors que la réalité, c'est qu'on ne comprend pas comment les coiffures en questions peuvent tenir...

 

 

Parfois c'est une simple indifférence. "Ha bon, le petit nouveau est mignon ? Ha... Je sais pas..."

 

Parfois c'est du dégoût, certes absurde et immotivé, mais j'ai pas dit que c'était rationnel : "Au secours, y'a une femme enceinte qui approche !"

 

Et souvent, aussi, c'est de l'envie. J'aimerais comprendre ce qui anime une moitié du monde, et fait courir l'autre. 

Cela semble important pour pleins de gens, c'est peut-être même vecteur de bonheur, pas seulement de stress 

Mais voilà, pour petite Moi entre rationnelle et disjonstée, il n'y a pas de place pour une petite fille qui rêve de jouer à la princesse, d'être heureuse tout simplement, bien dans son corps et dans sa case sociale... Moi rester farouchement Autre, Moi préfère ne ressembler à personne et surtout... à rien.

 

Heureusement qu'il y a Barbie, hein ? 

Quand on a envie de quelque chose, il faut parfois tenter de la satisfaire, juste pur voir si c'est bien. Vous savez quoi ? Chaque fois que j'ai essayé d'être "féminine", ça m'a plu. Être une femme, ça a ses bons et ses mauvais côtés, les mauvais nous sont souvent imposés (mais je ne vais pas rentrer dans le thème des féministes, c'est un autre débat). Alors, autant apprendre à profiter des bons trucs. 

 

En sortant de l'adolescence, je me suis donc lancée péniblement à l'assaut de ce pays inconnu. Faire les boutiques avec des amis, dépenser des fortunes chez le coiffeur, apprendre à me maquiller, à me peinturlurer les ongles de pieds, à trouver des trucs "trop mignons" et à trouver que le rose est parfois très joli, ou encore à regarder les garçons (je veux dire avant de les connaitre, d'apprécier leur psyché ; oui oui ce truc où on se pose et où on se contente de regarder les jolis minois des inconnus dans la rue).C'est des exemples parmi d'autre, la féminité est un champ très vaste... 

 

Autant vous le dire, si je suis plus féminine aujourd'hui qu'à 16 ans, ça veut juste dire que j'y passe peut-être, ho, deux jours par mois. Pas franchement une réussite. Non, pas de maquillage et de coiffure le matin, ni de crème de soin et de machins qui sentent bon. En général, c'est un coup de brosse, lavage de dent, un peu d'eau, et hop au boulot ! Pas de sac assorti à ma tenue. C'est le sac du jour d'avant, où il y a de quoi survivre dans le monde moderne : mes papiers, mes sous, mes clés et mon MP3  La tenue du jour d'ailleurs reste dans le "confortable et pratique", même si j'ai fait un effort pour virer tout ce qui ne me flattait pas. Joli, mais pas Angelina Jolie quoi !

 

Je me dit que je devrais m'offrir des semaines "féminité assumé" et me tartiner de khôl, de parfum, porter des talons et assortir mes sacs à main ! Sauf que pour ça faudrait que j'habite seule, parce que les deux trois fois où j'ai tenté de me peinturlurer les ongles et les yeux, j'étais si peu semblable à ce que je suis d'habitude que mon petit chéri a... essayé d'être aussi diplomate que possible.

 Ce qui donne cela :

 "Tu es sûre que tu veux pas te démaquiller ?"

 

Remarquez, il a aussi dit un truc du genre la dernière fois que je lui ai sorti les dessous en dentelle et l'effeuillage qui va avec. Nan, ça aide pas, un mec qui ne m'aime pas pour mon côté féminin... Je crois qu'il n'est pas intéressé par les filles, juste par les humains, et c'est pour ça que dans l'ensemble ça va si bien entre nous : on est pas un couple homme/femme mais humain/humain...

 

Bref, je disais donc, être féminine, ça me fait du bien, j'ai l'impression de m'aventurer en terre étrangère, il y a du danger (les fautes de goût), du suspense (combien coûte ce merveilleux petit haut ?), du frisson (ha cette manière que le velours a de mouler mon corps de déesse... ), bref de la vraie aventure quoi !

 

... Vous savez pourquoi je parle de tout ça ? 

A cause du mariage.

Le mariage, c'est le point culminant de la féminité. Bon, il doit aussi y avoir la maternité, mais c'est pas pareil, j'en suis pas encore là.

Le mariage c'est ce condensé de trucs insensés qui nous font pousser des cris dans les aigues. Absolument irrationnel et tellement bon !

Il se trouve que ce truc m'est arrivé à toute allure sur le nez, et est reparti aussi vite. 

Le mariage, on fantasme dessus, en rigolant pour cacher que ça nous touche. C'est ce que je faisais il y a peu. Et puis à la suite d'un projet qui tombait à l'eau, je me suis dit "quand je pourrais réaliser ce projet, je demande mon doux en mariage". Sous-entendu, dans 15 ou 20 ans, le temps d'oublier.

Comme par miracle, le projet devient soudain possible. Et je dit oui. Et comme j'aime jouer, mais que je n'aime pas perdre, j'examine en détail mon "t'es pas cap" et j'en conclue que je suis cap. Bref, je demande mon ami en mariage au pied du chateau de la Belle au Bois Dormant, avec une bague fantaisie pour le délire. 

C'était beau, quand même... Et là, je me sentais réconcilié avec moi-même, de me lancer là-dedans. 

Comme c'est une décision que j'avais eu le temps de mûrir, je lui en ai laissé pour me répondre. Sérieuse quand même, hein, pas que romantique, même si ça me démangeait.

Après reflexion et de loooongs jours, il me dit que oui, il envisage de se marier avec moi, un jour, ça pourrait être sympa. 

 

Vous savez quoi ? J'ai un peu trop pris ça comme un oui. Sur un nuage. Prête à me trouver un diamant pour faire la folle. 

 

Il y avait bien, vaguement, cette notion de "temps", mais pour moi, ça voulait dire "dans deux ans, voir trois au max, pas comme ces gens qui font ça en un an...". Laisse-moi souffler chérie, le temps que je finisse ma dépression, quoi... Le temps de préparer ça à fond, tranquille et sans stress.

 

Me suis mise à rêver sur mon mariage de rêve, à trépigner parce que je pouvais en causer à personne, le principal intéréssé pas très motivé, mais m'ayant demandé de ne pas ébruiter parce qu'il ne voulit pas que tout le monde lui dise comment faire notre mariage. Ce que je peux presque comprendre.

 

Ce qui ne m'a pas empêché d'aller essayer des robes avec ma mère. On est partie pour rigoler, dans le genre "à quoi je ressemblerais en meringue", toutes les deux sûres que au final, la robe serait cousue maison, simple et sobre.

Sauf que j'ai trouvé LA robe, celle qui me transforme en vraie princesse, la métamorphose du papillon. Je suis pas la seule à avoir craqué. Ma mère aussi était stupéfaite de découvrir que sa fille pouvait être belle. Ok, c'est la robe ; n'empêche que ça fait un choc. La femme que je suis apparaissait dans cette robe.

 

On l'a pas acheté. Je suis sérieuse, vous vous souvenez ? Non non non. On l'a pas pris. 

 

Une robe, ça dure une saison, les collections changent. Deux questions : comment cette robe pouvait s'intégrer dans mes envies de mariage (quand même délirants et pas conventionnels), et comment lancer ça vite, le temps de la commander avant qu'il ne la fasse plus. Pas lancer le mariage, hein, mais le préparer assez pour justifier la robe.

 

Franchement, même si cette robe est sublime, je ne vois pas comment la faire rentrer dans mes idées de thème, ni comment accorder la tenue de mon doux pour qu'il soit aussi éblouissant et dingue sans avoir le classique costume. Je nous voyais plus "à la médiévale-fantastique", un truc du genre. je ne me voispas non plus coordonner nos tenues sans en parler au principal intéréssé. Voilà donc que je reparle de tout ça avec lui.

 

Voilà donc que je comprend que quand un homme vous dit que le mariage, c'est pas pour tout de suite, ça veut pas dire OUI.

 

C'est tout. Ma souffrance vient de moi, qui a interprété à ma sauce ce qu'il disait. Faut avouer que c'étais pas clair, mais je le sais qu'il a du mal à avoir des avis sur quoi que ce soit, que pour qu'il se prononce, il faut l'aider à sortir les trucs et être très très à l'écoute du moindre signe. Il est pas facile, ok : mais j'aurais pas du m'exciter comme ça.

 

Pas tout de suite, ça veut dire mettre en place des conditions comme celle dont je rêve dans l'absolu pour faire un gosse : tous les deux un boulot stable, un avenir prévisible, être posé autant qu'on peut. Et entre nous, je sais très bien que ce genre de truc ne m'arrivera pas. La vie est une pérpétuelle remise en question, on peut perdre le boulot le plus stable, la maladie et les accidents peuvent nous séparer, bref, il faut vivre le jour même, réaliser ses rêves dès qu'on peut, et des rêves à la fois faciles et grandioses comme le mariage, je suis prête à aller dans le mois devant monsieur le maire... Dans 3 ans, on aura peut-être une vie posée, ou peut-être dans 5, ou peut-être jamais. Mais on se voit ensemble et c'est ça qui compte à mes yeux. Officialiser notre union aux yeux du monde, dire qu'on est plus deux individus, mais une famille (pas encore de bébé, mais ça ne suffit pas à définir une famille), qu'on est uni, inséparables face aux tempêtes de l'existence, prêt à voguer vers des eaux de paradis et à construire notre cabane de robinson...

 

On ne peut pas imposer ses envies à celui avec qui on veut vivre. J'ai enterré mon mariage de rêve, mes cotillons et ma robe en satin rouge, et je me sens triste chaque fois que je vois une belle robe. Je sais que pour lui, ça continue d'être "dans 2-3 ans". Je sais que dans 2-3 ans, ça sera toujours pour "2-3 ans" plus loin... 

 

Petite Barbie du fond de mon coeur, je ne savais pas que ça faisait autant souffrir de te laisser une place dans ma vie. 

Désolé, mais après tant d'effort pour t'accepter, je crois qu'il vaut mieux que je t'enterre dans un trou très profond. Je ne suis pas assez Barbie pour me construire la vie qui va avec ; il n'y a que des souffrances comme ça qui nous attendent, des rêves qui éclosent puis se brisent avant d'avoir fleuri... 

 

Oublions que je suis une femme, que j'ai un coeur, du romantisme et des rêves. Je suis avant tout une humaine, un être qui fait face au destin et le modèle, qui affronte la vie en guerrière vaillante. Remet ton armure et affute ton épée ; il n'y a pas de place pour les princesses dans ton univers.

 


 
 
Ecrit le mardi 02 février 2010 à 23:59

Marre d'être pauvre

J'en peu plus, je craque à fond, là. Je me sens devenir toute dingue dans ma tête. Sensation pas très agréable au deumeurant.

 

Moi qui n'ai jamais aimé les maths, je passe mon temps à calculer. Je déteste les administrations, et je suis obligé de me les taper à longueur de temps. Tout ça à cause de cette foutu pauvreté. 

 

J'en ai marre. Marre d'avoir froid parce que ça coute moins cher de rajouter des pulls que de mettre du chauffage, marre d'être faible parce que faire un repas pr jour à base de pain et de lait coûte moins cher, marre des fringues trouées parce que même à Emmaus, ça entame encore trop mon budget, marre de pas aller voir les gens que j'aime parce que les transports coutent trop cher, marre enfin de supporter mes hormones qui font du yoyo et de ne pas dormir parce que les psys et les médocs coutent trop cher. Marre de ne pas prendre de bain parce que ça augmente la facture, et marre de me brosser les dents à l'eau froide pour économiser le chauffage de l'eau. Marre de mendier des légumes en fin de marché, de s'empêcher de vivre à tout instant parce que tout coute et que quand on a pas un rond, on a intérêt à savoir où va chaque centime.

 

 Tout ça pour éviter la misère. Quand on est pauvre, on peut encore se permettre un tout petit peu de fierté, on a un toit sur la tête, on a de l'eau et de l'électricité, bref, pas de danger vital. Je sais que si je commence à faire des faux pas, à dépenser deux trois centimes par çi par là, en un rien de temps je ne peux plus payer ma survit, c'est à dire la farine qui me permet de faire mon pain, le toit qui me protège du vrai froid (après tout, là il fait quand même 15°C dans l'appart, je ne risque pas de mourir de froid), je me fait couper l'electricité (et donc de quoi faire cuire le pain), le gaz (donc le peu d'eau chaude... ha j'en mourrais pas, mais je déteste ça), bref, tant que le peu que je gagne est investit dans la survie, tout va bien non ? 

 

J'ai beau retourner le problème dans tous les sens, je ne vois pas comment faire mieux. Je ne peux pas me prostituer, désolé, et la mendicité je déteste ça (déjà quand je récupère les invendables en fin de marché ça me saoule...). Ce sont des limites que je n'arrive pas à franchir, il n'y a pas de raison rationnelles mais c'est comme ça. 

 

Quand je ne glande rien, encore, je crois que j'arrive à me faire un peu mieux à la pauvreté. Ou plutôt, quand je pète un cable ça n'a pas d'impact. Mais là, en faisant 35H par semaine, voir 50H, et en me contentant de ces 400€ qui n'ont même pas le temps d'exister, c'est trop dur. Surtout que j'ai des frais de trajet pour ces conneries. Oui oui, c'est bien beau, je construit mon avenir afin de sortir de cette pauvreté, après j'aurais un boulot donc des sous, etc... Mais c'est pas vrai. Une fois mon diplome en poche, je vais encore perdre des sous à aider ma mère, non parce que ça peu vraiment marcher, mais parce que c'est le seul espoir de job où je peut tenir physiquement. Et ensuite ? L'hiver, je fais quoi pour combler le déficit ? Aller mendier du boulot en station, la belle idée, c'est une idée non rentable. Parce que soit je reste dans mon appart actuel et dans ce cas ça me fait quoi, une heure de trajet au moins pour aller bosser ? En voiture ? Voilà de quoi passer un smig honorable... Ou alors je déménage en station mais là attention, faut trouver celle qui embauche le plus (et la conjoncture commence à être dur avec les hivers trop doux), ce qui augmente le prix des courses sans forcément baisser le prix du loyer, et encore une fois, se passer de voiture est plus dur. En plus, je vois très bien que je n'ai pas d'énergie. Je sais que c'est en partie dû à mon alimentation un peu trop faible et mon manque de sommeil, mais ça ne va pas changer du jour au lendemain (pour le sommeil, de toute façon, j'ai de si mauvaises habitudes que je ne règlerais pas ça sans rééducation et médocs). De plus, je ne suis pas sûre que ma fatigue ne soit lié qu'à ça, donc 50H par semaine, je les tiens, oui, mais pas plus d'un mois. En fait, de ce que j'en ai vu, pas plus de deux semaines sans couper par au moins quatre jours de repos intensifs, donc deux jours derrière pour gérer la vie courante. Quel patron embauche un salarié qui bosse deux semaines sur trois ? Moi je ne m'embaucherais pas. 

 

Je vais donc continuer comme ça longtemps. Et là, j'en peu plus. Je craque. Je n'en suis pas encore à aller incendier la voiture du préfet ou cambrioler des petits retraités, mais ça vient. C'est étrange comme la frustation permanente, l'impossibilité d'accéder à des services que la société considère comme "normal", fait baisser le sens moral. Pourtant, j'en ai à revendre, j'ai du être paladine dans une vie antérieure. Mais quand je suis dans cet état, j'ai juste envie de pirater la banque de france, de faire sauter la bourse et le festival de cannes, je suis prise d'une furieuse envie de taper, de hurler, de blesser... 

 

Je me retiens, je reste enfermée, je loupe mes cours et je met donc un peu plus en péril mon avenir, je pleure. 

Je craque, parce que je ne trouve pas d'issue, ni dans un sens ni dans l'autre, toute ma volonté et ma détermination ne me permettant pas de gagner ma vie, mon sens moral m'empêchant d'évacuer ma frustration et de gagner ma vie d'une manière moins honnête.

 

Que font les fous quand ils sont coincés ? Question rhétorique, je sais très bien comment je "non-gère" ce genre de dilemne. Je devient aussi apathique que possible, je me retire du monde pour m'installer dans un coin de ma tête en rêvant à tout pleins de choses mais rien qui n'ai de rapport avec ce monde. Je deviens non-morte, plus vivante puisque que je n'avale quasiment plus rien, je ne bouge quasiment plus, je somnole toute éveillée. 

Là, je crois que je vais y aller direct, parce que je n'en peux plus de me battre. Ca ne sert à rien. Plus je m'agite, plus ça reste pareil.  A quoi bon faire des efforts ? 

 

J'ai peur de retourner dans ce grand néant parce que je sais combien il est difficile d'en revenir. Et comme ma propre mort fait partie des limites absolues que je m'interdit de franchir (comme le meurtre, tiens), c'est pas super. 

 

Peut-être devrais-je profiter du peu d'énergie qu'il me reste pour épargner trop de souffrance à mes proches. Enfin, plutôt, les deux personnes qui souffriraient réellement de mon absence, les autres, ça leur ferait peut-être un peu bizarre au début mais ils s'en remettraient, je n'ai pas d'importance pour grand monde et c'est pas plus mal. Mais je ne vois pas comment protéger mon aimé et ma mère de ce qu'il va m'arriver. Mon doux est trop sensible sur tout ce qui touche au deuil, et tellement fragile ces temps-ci, ma mère parce que je suis la seule personne de sa famille qui prend soin d'elle et qui l'écoute et qu'elle va avoir du mal à perdre la dernière personne qui l'aide à vivre.Mais ça fait trop longtemps que je les protège ces deux là, je ne suis plus capable, je ne peux plus. Si l'amour suffisait à faire tourner le monde, je ne saurais même pas la signification du mot souffrance. Mais l'amour, c'est peut-être beau, ça n'en reste pas moins insuffisant quand on craque.

 


Message

 

1. aurore  le 03-02-2010 à 00:59:27  (site)

je découvre ton blog et pourtant tu l'as commencé il y a longtime..! tu n'écris pas souvent mais quand tu le fais tu le fais bien,
c'est triste ce que tu écris, peut être il faut te donner du courage pour changer ta situation..que je t'espère meilleure trés bientot.
smiley_id2027591

2. dana ray  le 25-07-2011 à 21:30:13

Se désencombrer

Si on a le temps, c'est pas mal de trier en déménageant. En faisant les cartons, on met de côté tout ce sur quoi on a "un doute". On fait des cartons de ce qu'on veut vraiment garder, puis on regarde le reste, on fait quelques cartons "à virer"... Il restera des tas de trucs qu'on se demande si on doit le garder ou jeter ; bon, pas la peine de trop se prendre la tête, au pire ça déménage aussi. Il y a souvent un deuxième tri au déballage, on se rend compte qu'on n'a plus besoin de garder tel et tel choses. Tant pis, ça a déménagé, le principal étant de faire de la place et d'apprendre à vivre plus simplement.

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